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Les habitats et les espèces caractéristiques

Il existe six grands types d'habitats : les zones humides, les forêts galeries, les formations boisées, les formations buissonnantes, les formations herbacées, les zones modifiées par l'homme. Les Zones humides. Elles se composent de plans d'eau permanents (fleuve, mares, sources), temporaires (rivières, mares temporaires) et de zones d'inondation. Les deux principales rivières sont la Tapoa et la Mékrou. Les autres cours d'eau secondaires sont tous temporaires : Ananas, Bata, Boukougou, Borofonanou, Fomboni, Meydiagou Tialkoye, Moussiémou, Nya Farou. Espèces végétales : plantes aquatiques spécifiques de ces milieux, dont certaines graminées pérennes constituent une ressource essentielle pour les grands herbivores en saison sèche (Bourgou, …). espèces animales suivantes : 114 espèces de poissons, hippopotames, lamantins, crocodiles, et de nombreux oiseaux aquatiques, sédentaires ou migrateurs, ces derniers pouvant être paléarctiques ou purement africains. Les Galeries forestières. Trois (3) catégories de formations constituent les galeries le long des principaux cours d'eau : galeries forestières à feuillage caduc, galeries forestières semi-sempervirentes et galeries forestières sempervirentes. Espèces végétales : Anogeissus leiocarpus, Pterocarpus erinaceus, Diospyros mespiliformis, Tamarindus indica, Daniela oliveri., Sclerocarya birrea, Crateva religiosa, Vitex chrysocarpus, Acacia ataxacantha, Diospyros mespiliformis, Kigelia africana, Khaya senegalensis, Mytragina inermis, Cola laurifolia, Borassus aethiopum, Nauclea latifolia, Mimosa pigra, Combretum micranthum, Acacia ataxacantha et A. erythrocalyx. Espèces animales : très nombreuses sont les guibs harnachés, phacochères, singes verts, varans du Nil, pythons de Seba, Louracos violets, etc… Les formations de forêt sèche ou plutôt, de savane arbustives ou arborée c'est la formation la plus étendue dans la réserve de biosphère. C'est celle qui abrite la majeure partie de la faune d'ongulés en lui fournissant soit de l'abri, soit de la nourriture. Espèces végétales : Combretum nigricans, C. glutinosum, C. hypopilinum, Crossopteryx febrifuga, Piliostigma reticulatum et Terminalia avicennoides. Combretum micranthum, Guiera senegalensis, Andropogon gayanus, pseudapricus, A. fastigiatus, Hyparrhenia involucrata, Loudetia togoensis, Terminalia avicennoides, Butyrospermum paradoxum, Daniellia oliveri, Ximenia americana, Gardenia sokotensis, Securinega virosa, Balanites aegyptiaca etc. Espèces animales : Céphalophes, hippotragues et damalisques

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Les formations buissonnantes. Ces formations se développent essentiellement sur les sols poreux peu fertiles des plateaux. Elles couvrent de grandes surfaces dans la zone centrale du PNWN et de la Réserve de Dosso. Espèces végétales : Combretum micranthum, C. nigricans, Dicrostachys glomerata ,Guiera senegalensis, Burkea africana, Anogeissus leiocarpus, Loudetia togoensis, L. annua, Ctenium newtonii, Hyparrhenia involucrata. Andropogon gayanus. Espèces animales : antilopes, éléphants, Singes patas et pintades. Les formations herbacées. On peut distinguer des formations xérophiles, sur les sommets de plateaux souvent parsemées d'arbustes, et des formations hygrophiles, dans les plaines d'inondation des principaux cours d'eau. Espèces végétales : Elles variables et liées à la disponibilité en eau: dans les parties arides : Combretum nigricans, C. glutinosum, Acacia ataxacantha, Loudetia togoensis, etc. dans les zone les plus humides : Echinochloa stagnina, E. pyramidalis, Vetiveria nigritana, etc. Espèces animales : Antilopes. Les peuplements anthropisés . Une particularité botanique de la Région du W est la présence de très importants peuplements de baobabs (Adansonia digitata). Ces peuplements de baobabs sont généralement associés à des sites d'anciens villages. Ces "îlots" de baobabs constituent une originalité du Parc W. Ces habitats sont particulièrement intéressants dans la mesure où les baobabs sont généralement en déclin à l'extérieur de cette région.

Du nord au sud, le gradiant climatique se traduit par une succession de formations de savanes, de plus en plus arbustives, tandis que les épineux (Acacia spp …), cèdent le pas progressivement aux Combretaceae (Combretum spp, Anogeissus leiocarpus …), puis aux légumineuses (Isoberlinia doka, Daniellia oliveri …). On rencontrera donc plus spécialement au nord, des étendues de steppe sahélienne ouverte, à graminées annuelles et marquées par des arbustes et des buissons épineux, zone de prédilection de la Gazelle à front roux, ainsi que des formations spécifiques de « brousse tigrée », à végétation ligneuse discontinue, domaine de la Girafe. La savane mixte, associant graminées annuelles et vivaces et ligneux épineux et inermes, apparaît plus au sud, offrant aux Antilopes rouanes et aux Buffles, d’importants espaces aux aspects variés. Plus au sud, cette savane sera de plus en plus marquée par la présence des grandes graminées vivaces et d’arbres inermes, tels que les Combretum, Terminalia, Anogeissus, et Isoberlinia, caractéristiques des savanes soudaniennes et qui abritent l’essentiel des effectifs de grands herbivores du Parc. Dans les parties les plus humides de la zone (bas de pente, bords de rivières), se développent des formations dominées par des graminées vivaces caractéristiques (Vetiveria, …), text_bild oben où l’on observe plusieurs espèces d’antilopes inféodées à ces milieux, Cob de Buffon, Damalisque korrigum, Cob Defassa… . Au sud ouest, des affleurements rocheux et des escarpements constituent des niches écologiques particulières, avec plusieurs espèces animales adaptées, comme le Daman de rochers et le Faucon renard. On y rencontre également plusieurs tortues, dont la très rare Geochelone sulcata. Localement, des forêts galeries, plus ou moins larges et denses, aux grands arbres caractéristiques, bordent les cours d’eau et abritent elles aussi toute une faune spécifique, parmi laquelle plusieurs espèces de grands mammifères telles le Guib harnaché. A noter la présence d’une population de Lamantin dans le Fleuve Niger qui exploite les prairies aquatiques caractérisant cette portion du cours, et où l’on observe également de très nombreuses espèces d’oiseaux, migratrices ou non, propres aux zones humides. Enfin, là où l’homme s’est installé il y a plusieurs centaines d’années, persistent parfois des îlots de végétation anthropique, marqués par des espèces ligneuses, utiles et liées à l’homme telles que le Baobab, le Karité, le Néré, le Rônier ou le Faidherbia albida, la plupart du temps en bordure d’une rivière ou en position « stratégique ». Ces espaces reconquis par la faune marquent le paysage de place en place, apportant une note de mystère et de poésie sans équivalent.